jeudi 17 septembre 2009

Un été pour mémoire

Philippe Delerm

Ce sont ses mots à lui qui en parlent le mieux :
L’avenir c’est avant quand les mots glace à l’eau chantent le citron amer à peine, blanc profond près du bâton en bas, en haut transparente lumière. L’avenir c’est avant quand les mots glace à l’eau chantent le citron pur et s’en souviennent, quand il fait soif sur le désir d’été.
Il décrit la ville de Montauban :
Rose le soir ou le matin, plus orange sous le soleil de mi journée […] C’était d’abord une couleur, couleur de brique mais bien plus, couleur de sagesse discrète, couleur d’un soleil blond qui n’éclabousse pas, protège les bonheurs, caresse les mélancolies, et se change en lumière.
Tout le livre chante ainsi une petite musique douce. Il y a une histoire de grand-mère morte mais ce n’est pas si triste, une histoire de petite fille un peu triste, c’est plutôt joyeux, une histoire du temps qui passe, qui ne reviendra plus jamais et c’est comme ça.