Je serais bien incapable de faire une dissertation sur les rapports qu’entretiennent le cinéma et la littérature (ou l’inverse ?). Je reconnais avoir souvent été déçue par la confrontation.
Tout dernièrement encore, charmée par Le patient anglais film d’Anthony Minghella , j’ai voulu prolonger par L’homme flambé, roman de Michael Ondaatje. J’aurais pu m’en passer. Et si j'avais commencé par le livre, aurais-je aimé le film ?
Mon premier souvenir de comparaison cinémato-littéraire, c’est Le Grand Meaulnes. Adolescente, je pouvais réciter par cœur des passages entiers du livre. Le film d’Albicocco (pourtant « chapeauté » par Isabelle Rivière, sœur d’Alain-Fournier), m’a laissée sur ma faim, malgré tous ses atouts, Brigitte Fossey jeune fille, en tête. Qu'en pensent ceux qui auraient pu le voir au cinéma avant de lire le roman?
Oublier le texte dont s’inspire un film, ne pas chercher à retourner au livre qui a fourni la matière d’un scénario, chacun sa vie. Est-ce possible ?
Lolita, Nabokov, Stanley Kubrick
Le Seigneur des anneaux, Tolkien, Peter Jackson
Le journal d’un curé de campagne, Bernanos, Robert Bresson…
Si besoin je peux continuer la liste.