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| Doris Day |
Pourquoi ce titre, je ne comprends pas trop.
Bien sûr le héros est pianiste, de renommée
internationale. Au début on croit que ce sera un roman sur le trac
du pianiste de concert. Le trac qui transforme les touches noires et blanches du clavier en de monstrueuses mâchoires !
Et puis très rapidement le piano disparait, ça dérape et ça dégénère, on se
retrouve au purgatoire, pas si inerte que cela le purgatoire, il offrirait même
de belles surprises bien charnelles…
Sur un mode si léger et plein d’humour, des questions
existentielles : le paradis n’est-il pas d’un ennui profond ? L’enfer n’est-il pas juste sur la terre à notre porte ? L’enfer, c’est
certainement la disparition de cette Rose qui nous échappe pour de bon, juste au moment où nous l’avions
enfin retrouvée après l’avoir poursuivie toute notre vie durant.
Je le sais maintenant, Echenoz au piano joue une sonate en plaisir
majeur.
