vendredi 22 mars 2013

Au piano


Doris Day 
Jean Echenoz

Pourquoi ce titre, je ne comprends pas trop.
Bien sûr le héros est pianiste, de renommée internationale. Au début on croit que ce sera un roman sur le trac du pianiste de concert. Le trac qui transforme les  touches noires et blanches du clavier en de monstrueuses mâchoires !
Et puis très rapidement le piano disparait, ça dérape et ça dégénère, on se retrouve au purgatoire, pas si inerte que cela le purgatoire, il offrirait même de belles surprises bien charnelles…
Sur un mode si léger et plein d’humour, des questions existentielles : le paradis n’est-il pas d’un ennui profond ?  L’enfer n’est-il pas juste sur la terre à notre porte ? L’enfer, c’est certainement la disparition de cette Rose qui nous échappe pour de bon, juste au moment où nous l’avions enfin retrouvée après l’avoir poursuivie toute notre vie durant.
Je le sais maintenant, Echenoz au piano joue une sonate en plaisir majeur.

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