J’ai commencé hier soir, j'ai terminé ce soir. J’ai sauté des passages. J’ai été souvent bouleversée, un peu choquée parfois, du mal à comprendre... Peut-être parce qu’il n’a jamais eu ma chance : faire l’amour avec un homme qu'on aime vraiment, cela ne lui est jamais arrivé à lui. Soit il les aimait vraiment, soit il faisait l’amour, jamais les deux ensemble.Voici ce que j’écrivais dans mon journal, le 4 mai 2006, après avoir lu « La mauvaise vie ». Je n’ai jamais été fan de Frédéric Mitterrand, et surtout pas depuis sa collaboration avec Sarkozy. J’avais lu son livre par hasard, un jour où je n’avais rien trouvé d’autre à me mettre sous la dent à la bibliothèque municipale.
« Le véritable amour se nourrit de lui-même, il ne demande plus ce qu’on refuse de lui offrir, ça prend évidemment beaucoup de temps. C’est elle, et elle seule qui a obtenu le maximum de ce qu’il peut donner, c’est elle encore qui aura le dernier mot alors que moi, je n’ai jamais eu vraiment le droit à la parole. Je l’admire et je l’envie, elle a réussi là où je ne pouvais qu’échouer. »
J’ai senti une blessure qui m’a touchée, pour laquelle je suis capable de lui pardonner de jouer ce personnage qu’il se donne, pour laquelle je suis capable aujourd'hui de lui offrir mon soutien au moment de la chasse à courre...
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