Ces sept nouvelles vraiment bien ficelées me laissent une impression de malaise, de mélancolie, de tristesse, parce qu'il s’agit d’un ratage complet à chaque fois, le personnage passe à côté de l’essentiel. Comme si l'amour, pour Schlink, ça ne pouvait que rater, toujours !
Mes deux préférées, je crois :
L’autre, une intrigue très réussie :Mes deux préférées, je crois :
Juste après la mort de sa femme Lisa, une lettre arrive pour elle d’un expéditeur inconnu. Le héros découvre de cette façon qu’elle aimait aussi un autre homme que lui. C’est comme s’il devait affronter la mort de sa femme une deuxième fois. Dans son désarroi, il répond, anonymement : « la Lisa que vous avez connue est morte ». L’autre se méprend, croit que Lisa lui explique ainsi qu’elle ne veut plus entendre parler de lui, il répond pour insister et la persuader de renouer. S’engage alors une correspondance entre les deux hommes, le mari se faisant passer pour sa femme morte. Il veut savoir ce qu’elle lui trouvait qu’il n’a pas, comment elle était avec l’autre, différente d’avec lui ou pareille ? Il finit par aller voir l’autre, s’introduit dans sa vie anonymement, le déteste et le méprise, fomente sa vengeance… je préserve le suspens de la fin.
Pas de Schlink sans culpabilité (même si cette fois-ci, ce n’est pas celle de la Shoah) : moi qui croyais connaître ma femme, qui croyait la rendre heureuse, comment ai-je fait pour ne rien voir, pour me tromper moi-même sur tout ? etc, etc, ça résonne en moi, bien sûr…
Dans la circoncision, on retrouve une des obsessions de Schlink, la culpabilité d’être allemand. Un jeune allemand qui étudie aux Etats Unis tombe amoureux d’une américaine juive. Ils ont beau s’aimer très fort, ils se disputent souvent. Malgré toute la bonne volonté de son amie Sarah et de son entourage, il a toujours le sentiment qu’on lui reproche ses origines plus ou moins inconsciemment, plus ou moins ouvertement. Il est prêt à tout pour se faire pardonner ce que la génération précédente a fait, prêt à renoncer à l’intégrité de la partie la plus sensible de son anatomie pour se faire accepter. Il se fait circoncire et découvre ainsi à quel point Sarah et lui sont différents... cette histoire d’amour va échouer, elle aussi.
Pas de Schlink sans culpabilité (même si cette fois-ci, ce n’est pas celle de la Shoah) : moi qui croyais connaître ma femme, qui croyait la rendre heureuse, comment ai-je fait pour ne rien voir, pour me tromper moi-même sur tout ? etc, etc, ça résonne en moi, bien sûr…
Dans la circoncision, on retrouve une des obsessions de Schlink, la culpabilité d’être allemand. Un jeune allemand qui étudie aux Etats Unis tombe amoureux d’une américaine juive. Ils ont beau s’aimer très fort, ils se disputent souvent. Malgré toute la bonne volonté de son amie Sarah et de son entourage, il a toujours le sentiment qu’on lui reproche ses origines plus ou moins inconsciemment, plus ou moins ouvertement. Il est prêt à tout pour se faire pardonner ce que la génération précédente a fait, prêt à renoncer à l’intégrité de la partie la plus sensible de son anatomie pour se faire accepter. Il se fait circoncire et découvre ainsi à quel point Sarah et lui sont différents... cette histoire d’amour va échouer, elle aussi.
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