mercredi 25 février 2009

La chambre claire


Roland Barthes
Quelques idées pour résumer :
  • Une bonne photo, c’est grâce au « studium », elle informe, représente, surprend, signifie, donne envie.
  • Une photo exceptionnelle, c’est, en plus, le « punctum », ce qui me « point » ( me meurtrit?). Le détail qui par sa seule présence arrive à changer la lecture de la photo, «comme si l’image lançait le désir au-delà de ce qu’elle donne à voir »… I like ou I love.
Une photo, pour Barthes, c’est surtout un rapport au temps : elle prouve que « ça a été », ne serait-ce que le temps de la pose. Surgissent alors les questions de rapport entre le réel et le vivant. La photo «dit la mort au futur» de son sujet.

Barthes écrit ce livre dans le contexte de la mort de sa mère, au moment où il retrouve une photo d’elle «qui lui redonne substance dans le présent». En cherchant l’essence de la photographie dans une photo privée, dans la « résurrection » de sa mère tant aimée, il écarte un peu vite la technique, la création de l’image, je trouve qu’il dépossède le photographe de la photographie.
La chambre claire parle surtout, et de façon poignante, d’amour, d’absence et du temps qui passe.

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