lundi 19 juillet 2010

Tristano meurt

Antonio Tabucchi
Troisième tentative, après Pereira prétend, vite arrêté en route et Il se fait tard, de plus en plus tard, dont je n’ai pratiquement aucun souvenir, bien que sûre de l’avoir lu en entier.
Cette fois-ci j'accroche : Tristano meurt, Tristano agonise. Je me suis laissée porter par ses divagations, ses hallucinations provoquées par la douleur et la morphine. Certains thèmes reviennent en boucle, comme un refrain, il s’agace de la mouche attirée par la gangrène, il confond les noms des femmes aimées. Il n’a pas peur, il accepte de partir, sa seule angoisse est d’affronter le souvenir de ce qui s’est réellement passé, ce matin-là sur la montagne, je n’ai pas tout compris : oui, il y a eu trahison, mais qui a trahit qui ? Tout se mélange, se télescope, le réel, l’imaginé, le temps, les personnes, les vivantes, les mortes, le rêve, la réalité. Par moment des éclairs de lucidité foudroyants qui ne dénouent pas le mystère pour autant. Heureusement, c’est progressif. Le discours se déstructure au fur et à mesure de l'avancée de l’agonie. Ca donne au lecteur le temps d’entrer dans l’indicible.
Non ce n’est pas sinistre, certains passages sont extraordinaires, je voudrais en extraire quelques-uns, en espérant n’être pas réductrice. Mais c’est impossible, un mot en entraîne un autre comme il se doit quand on délire, il me faudrait copier des pages entières.
Alors voici une page entière : Tristano meurt, extrait.

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